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samedi, septembre 25, 2010

Ganesha suite...



Toile main droite interrompue
...Pour raison de  pouce vagabond et indiscipliné.
... à suivre.

mercredi, septembre 22, 2010

Changement de main

Cette fois, obligation de mettre la droite au repos.
Interruption forcée de la toile précédente.
Du coup, le jeu consiste à s'approprier l'usage
de la main gauche, en tous cas, d'aller voir ce
qu'elle peut donner.
Dorénavant, j'aurai deux mains à disposition.
Dans les premiers dessins, ça donne ça :













Puis, niveau peinture, première toile,
j'en suis là... Mais elle n'est pas finie.
Il va lui arriver plein de choses encore !












jeudi, août 12, 2010

Si Zyphe & C°

















Et voilà... je me suis encore saccagé la main en restaurant mon atelier.
Toutefois, pas question de résister au désir d'entreprendre une toile.
J'ai envie que ça danse comme dans le premier dessin,
sous les lumières africaines.
Pour autant, mes doigts accrochent et mon pouce saute.
Du coup, plus de courbes vraiment courbes.
Et finalement qu'importe ?
Même difforme, je voudrais que ce soit léger comme une plume flottante.
Pfffff.... ça devrait le faire ! Je ne sais pas comment,
mais on va dire que ça va le faire !

mardi, avril 27, 2010

Pour s'amuser

Suite des planches entre deux toiles.
Pour s'amuser un peu ...

















Il s'agit pour l'une, d'un document tibétain
que j'adore, sur la vie, l'amour, la mort.

















L'autre représente l'attente amoureuse
d'après un document indou, montrant
une jeune fille qui fait rouler une boule
en ondulant des hanches.
Mignon, non ?
Ces jeux à la pyrogravure sont vraiment
intéressants car ils offrent une liberté
graphique totale.
On peut réaliser des gris comme à la mine
de plomb. Et tout autant, il est possible de
retrouver tous les gestes d'un travail
à la plume à dessin.

mercredi, avril 14, 2010

Le corps martyre

Par là, je commence une nouvelle recherche
concernant la représentation du corps.
Je commence par les martyres,
comme pour me débarrasser du pire.
Or, en fait, c'est bien plus drôle et complexe
que je ne l'aurais cru et perçu des années plus tôt.
Quelle sensualité dans l'abandon, l'extase !!!
Comme disait Lacan, à propos de Ste Thérèse :
_ "Ne dirait-on pas qu'elle jouit ?"...

C'est en réalité dans le prolongement de mes planches....
L'inspiration provient d'un tableau du XVIIème,
"Vierge de la pitié" de Lubin Baugin.

















planches / planches....

4 grandes  planches, dont le thème est choisi en rapport aux différents
graphismes que je peux exploiter avec cet outil. Je trouve ça
drôlement intéressant, car littéralement proche du dessin à la plume.
Il me semble  pouvoir tout faire...








jeudi, mars 18, 2010

Planche encore....

Je persiste et signe avec mes planches à découper.
J'ai augmenté le format et vérifié les jeux de cet outil.
Je compte y rajouter la couleur une prochaine fois.


vu par Photoshop

vendredi, février 26, 2010

Dessins et pyrogravure...

En fait, pour prolonger ce que m'inspire l'usage du travail de la matière comme première donne, ça me fait penser à un monde de l'ombre, un monde du dedans, genre l'enfer en quelque sorte... enfin, le truc que je n'aime trop soulever spontanément. Pour autant, si je veux faire joujou avec ma truelle, il va bien falloir trouver de quoi le justifier. Et c'est passant par de tels thèmes que ça peut faire sens. So why not ? Alors, je suis allée fréquenter ce sujet aujourd'hui avec la mine de plomb, car ça dessine tout seul tellement cet outil est purement magique. Également, je me suis amusée avec l'outil de mon enfance : le pyrograveur, dont je viens de me servir sur une planchette à découper les légumes, constituée de lamelles de bambous finement amalgamées. Et voilà !

jeudi, février 25, 2010

Une autre à la truelle !


Encore une tentative mais cette fois, en accompagnant 
le hasard avec l'intention d'inscrire un personnage.
A faire, c'est jubilatoire.
Pour autant, est-ce que ce que ça montre,
véhicule ce que j'ai envie de dire ?

Travailler la matière, plutôt que la rendre présente,
revient à jouer directement avec les mouvements
que je lui fais venir en allant la chercher au lieu
d'en bénéficier dès la case départ.
C'est un peu comme mon obsession de la lumière.
La faire venir du fond du tableau est mille fois
plus exaltant que de travailler le verre et de réaliser
de réels vitraux. 

Rendre lumineux comme un vitrail
c'est ça qui à mes yeux, vaut le plaisir de peindre.
Donc, je continue d'aller voir.



dimanche, février 21, 2010

face à face...

Certes, ça a l'air farfelu... mais pas tant que ça.
L'idée c'est de voir d'une part la répartition des masses,
d'autre part la conception des formes, sans un trait,
juste avec de la matière.
Un coup, on patauge à l'huile.
Et dans le second cas, ça dessine directement en relief.
Le jeu consiste à dessiner, sculpter et peindre in fine,
d'un seul geste.
Bon, Rembrandt tutoyait une technique sidérante dans le genre.
Mais c'est plutôt amusant d'y mettre sa patte
et de maintenir en acte, ces trois dimensions:
le dessin, la peinture et la sculpture à la fois.

C'est réalisé en tout ch'tit ( 15 X 25 cm).
=> photographié trop près = floue, mais ça donne l'idée...

Ce matin, j'ai donc fait ceci d'après Turner :


 










Puis cet après-midi, j'ai fait cela en jouant a dessiner directement
à la truelle comme l'autre fois :
Et si on compare les deux,  l'un en relief et l'autre plat,
avec Photoshop qui les aligne, ça fait ça :

Et puis : 

dimanche, janvier 17, 2010

Soulevoil exactement !

 


Pour celle-là, le coup est parti tout seul.
... Coups de truelles au hasard, et cette femme est apparue sous son voile.
Pour la première fois, j'ai ouvert mon tube de noir.
Je ne le referai pas : je préfère éclairer les couleurs
au lieu de les enfermer. Mais bon, le sujet ici s'y prêtait.






mercredi, janvier 13, 2010

D'où vient qu'on est peintre et que c'est ça qui dit ?



La parole devrait théoriquement être contrat. Mais les mots...
Innocents, ils n'ont rien fait à personne.
Ils sont là, disponibles dans chaque langue,
et s'offrent pour dire sentiments et pensées,
pour décrire, informer, faire partager, se réjouir...
A la merci de nos intentions, les mots peuvent tout autant chanter l'amour,
s'inscrire dans une parole de soutien et de réconfort,
tandis que bien aiguisés, il est possible d'en faire une arme assassine.
Idem pour le silence. Il est d'or, et à la fois,
le silence peut véhiculer l'indifférence, c'est à dire le plus profond mépris.
Également, il est possible de s'habiller avec les mots, d'en faire une coquetterie
vide de sens, ou bien une parole charmeuse, ou un discours trompeur,
devenant un outil de manipulation, comme en politique par exemple.
La pire des intentions qu'on puisse construire grâce aux mots,
c'est de leur confier la possibilité sournoise de culpabiliser autrui,
de l'enfermer dans ses peurs à double tours.
C'est un peu (voire beaucoup)
la posture sociale actuelle qui utilise les mots pour culpabiliser le citoyen,
consommateur invétéré ( mais sans cesse sollicité) qui devrait avoir honte
de détruire sa planète en prenant son bain, en essuyant sa cuisinière
avec des petites lingettes, ou en utilisant sa voiture pour aller gagner son pain,
puisqu'à cause de lui et de la neige réunis,
on est en train de mettre tant de sel sur les routes, que les poissons des
rivières en sont tout retournés et que les arbres bouderont au printemps.
Grâce aux mots, on peut donc dire un paquet de bêtises !

Les mots, ça se dit, mais aussi, ça s'écoute !
Si on veut, on peut donc constituer avec eux un discours sans fin,
histoire de remplir l'espace entre soi et autrui.
Comme ça, on est sûr que autrui n'aura aucune place pour parler.
Mais si on veut, on peut tendre l'oreille et écouter les mots des autres.
Parce que tout le plaisir sera dans la rencontre.
Dans ce cas, les mots deviennent une formidable passerelle,
ou bien une main tendue.
Je ne sais pas si on peut parler de projet.
C'est en tout cas, le fruit d'une décision, d'une aspiration, d'une envie,
d'une curiosité sincère, en rapport à laquelle, les mots sont de braves
petits soldats prêts à rendre service, par leur fidélité incommensurable.

Personnellement j'adore les mots.
Quand j'étais enfant, je les emportais dans un énorme dictionnaire
que je hissais en haut des arbres, et là,j'ouvrais au hasard et tentais
de déchiffrer les sons, tout en regardant la nature autour de moi,
pour y trouver une adéquation, pour m'y fondre. C'est ainsi que je me suis
appris à lire seule, en fronde,au hasard. J'adorais des mots jolis comme "libellule",
"myosotis" par exemple, ou encore "carrément" comme un carré menteur,
ou "circonvolution", ou "anticonstitutionnellement" qui me donnait
tant de satisfaction à savoir prononcer d'un coup.

Quand je qualifie plus haut les mots "d'innocents", c'est en rapport
à cette rencontre avec eux, au sommets des feuilles, du temps où ils
étaient désencombrés de vouloir dire quoi que ce soit pour les autres.
Au sein du dictionnaire, leurs sons me parlaient. Liés avec le paysage
environnant, ils faisaient résonner des images magiques. Je crois que
c'est ainsi qu'on devient peintre sans le savoir encore.
Parce que le mot tel qu'on le retrouve ensuite enfermé dans des paroles
paradoxales, des paroles sans pensée, il est comme gaspillé, meurtri,
vidé de sa sève vitale.
Et puis, des fois, le mot est insuffisant pour faire résonner en un seul
ce qu'on ressent. Alors l'usage d'un autre langage comme celui de l'image
ou de la musique, vient compléter ce qui se loge dans la valise de chaque mot.


Tout ça est bien subjectif. Mais c'est à la subjectivité de chacun que les mots
se trouvent assujettis.
Oui, ce qui nous différencie de l'animal, c'est l'usage de la parole, avec la
liberté de choisir de la faire tenir, ou bien au contraire, de mentir avec elle,
de se mentir même.
Mais ce qui nous différencie de l'animal également, c'est le rire.
Au commencement est la parole.
Et chacun détient la liberté de faire d' elle, un objet digne ou non.
C'est bien cela qui se donne en partage
dès qu'on s'ouvre à l'autre, n'est-ce pas ?

Construire un tableau revient à faire des phrases
avec des mots sans bornes, qui prennent le temps de résonner
au delà de la raison.
Se demander de savoir lire un tableau,
revient à se donner le temps d'entendre la circulation
des images animées à l'intérieur des mots.