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lundi, mai 13, 2019

Par quels chemins se construit le tableau ?




« Messieurs, soyez appliqués,

instruisez-vous, car si nous étions

trop nombreux, il n’y aurait pas de pain pour tout le monde. »

(Observations du beau et du sublime)      Kant.

« Ne faut-il pas en effet qu’il y ait

des choses au-delà desquelles on danse

et que l’on franchit en dansant ?

Pour l’amour même des êtres légers ,

Plus légers qu’un souffle,

Ne faut-il pas qu’il y ait aussi

Des temps et des nains pensants ? »

( Ainsi parlait Zarathoustra )           Nietzsche






























exceptionnel format petite taille : 0,50 X 0,40

"Renaissance" 1ère toile après la rédaction de "Femme peintre parole tenue".






















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Autre sens montré

l'envers des décors

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vendredi, avril 26, 2019

jeudi, mars 07, 2019




L’évasion créatrice.












La voie de l’art s’emprunte sans lamentation, naïvement sans calcul spéculaire vers nulle part.
Un vif élan naturellement nous pousse.

Il naît de l’autorité intime préverbale, qui à la« question pourquoi », répond :
«_ parce que ! »
Sur cette voie rode un désir de comprendre, d’apprendre, mué par l’étonnement des traversées de champs inédits.

Préférence est donnée aux chemins inégaux, chaotiques, incertains, traçant des perspectives afin que corps et âme, tout se mette en mouvement, énonce, et décrive un espace/temps, une chronométrie au service d’une ébauche du monde.

En réalité, il est beaucoup moins question de viser l’acquisition d’un savoir, que d’apprendre à accueillir les offrandes du vide, car c’est là, dans l’interstice, que tout est chaque fois possible.
L’aventure de l’évasion créatrice n’induit pas qu’on se fuit.
C’est tout le contraire !
L’avance à chaque pas, propulse vers la trouvaille de soi, dessine sans complaisance la singularité de notre circonscription d’où ce que nous exprimons fait sens.

La grande loi du vivant, la seule qui alors vaille, s’exerce dans le champ constructeur du beau, tributaire de l’harmonie. Ça tient… ou pas !

Quelque soit son ampleur, chaque oeuvre figure le reflet d’une étape qui dit par où l’on passe. Comme pour le cycliste, l’arrêt devient impossible, sinon c’est  la chute.
De facto, ce souci du mouvement s’avère notre familier au creux de notre discours et dans chaque acte que l’aspiration à créer ne saurait déserter.

L’extraordinaire d’une voie habitée par l’art, tient dans le fait que  ça ne déserte jamais le désir, 24h/24… quoiqu’on vive ou fasse, notre concentration s’accroit comme cette fichue dimension humaine qui s’élargirait sans limite possible. Nos sens exerçant le déploiement d’une pensée aux aguets, nous a engagé vers un aller simple, sans retour.

Quiconque fréquente une personne allant toute entière sur cette voie, doit considérer son mouvement perpétuel comme tuteur de l’âme au point de ne pouvoir s’autoriser à le remettre en doute, vu que le moindre déni d’un tel principe, anéantirait la dite personne en son fond.

Aimer et créer sont une et même question.
Aimer induit l’exercice d’un art, envers lequel, chacun est toujours perfectible.
Le but sera à jamais le chemin qui nous mène.
Catski Cisinski Durand.