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mercredi, février 19, 2020

l'évasion créatrice : "Femme peintre parole tenue"







                           L’évasion créatrice.


La voie de l’art s’emprunte sans lamentation, naïvement sans calcul spéculaire vers nulle part.
Un vif élan naturellement nous pousse.
Il naît de l’autorité intime préverbale, répondant à la « question pourquoi », par :
«_ parce que ! »
Sur cette voie rode un désir de comprendre, d’apprendre, mué par l’étonnement des traversées de champs inédits.

Préférence est donnée aux chemins inégaux, chaotiques, incertains, traçant des perspectives afin que corps et âme, ça se mette en mouvement, énonce, et décrive un espace/temps, une chronométrie au service d’une ébauche du monde.

En réalité, il est beaucoup moins question de viser l’acquisition d’un savoir, que d’apprendre à accueillir les offrandes du vide, car c’est là, dans l’interstice, que tout est chaque fois possible.
L’aventure de l’évasion créatrice n’induit pas qu’on se fuit.
C’est tout le contraire !
L’avance à chaque pas, propulse vers la trouvaille de soi, dessine sans complaisance la singularité de notre circonscription d’où ce que nous exprimons fait sens.

La grande loi du vivant, la seule qui alors vaille, s’exerce dans le champ constructeur du beau, tributaire de l’harmonie. Ça tient… ou pas !

Quelque soit son ampleur, chaque oeuvre figure le reflet d’une étape qui dit par où l’on passe. Comme pour le cycliste, l’arrêt devient impossible, sinon c’est  la chute.
De facto, ce souci du mouvement s’avère notre familier au creux de notre discours et dans chaque acte que l’aspiration à créer ne saurait déserter.

L’extraordinaire d’une voie habitée par l’art, tient dans le fait que  ça ne déserte jamais le désir, 24h/24… quoiqu’on vive ou fasse, notre concentration s’accroit comme cette fichue dimension humaine qui s’élargirait sans limite possible. Nos sens exerçant le déploiement d’une pensée aux aguets, nous a engagé vers un aller simple, sans retour.

Quiconque fréquente une personne allant toute entière sur cette voie, doit considérer son mouvement perpétuel comme tuteur de l’âme au point de ne pouvoir s’autoriser à le remettre en doute, vu que le moindre déni d’un tel principe, anéantirait la dite personne en son fond.
Aimer et créer sont une et même question.
Aimer induit l’exercice d’un art, envers lequel, chacun est toujours perfectible.
Le but sera à jamais le chemin qui nous mène.

lundi, janvier 27, 2020

Quid de la vérité ?


 
La vérité frappe l'esprit comme un trait lumineux……………………

Elle est à notre âme ce qu'est aux yeux la clarté.

Il n'est rien de plus beau que la justice ; rien de plus aimable que la vérité, et cependant c'est ce qui reçoit des hommes le plus d'outrages.

La vérité détermine l'erreur, il n'y aurait point d'erreur si la vérité n'existait pas.

La réelle valeur de la vérité sur le mensonge, c'est qu'elle nous laisse plus à l'aise et à l'égard de nous-mêmes, dans un état de plus grande liberté.

Il semble que la vérité soit une fausse monnaie, et que l'erreur ait seule le droit de circuler.”

L'esprit humain fait en vain des efforts pour corrompre la vérité.
Elle laisse toujours quelque trace lumineuse qui la fait reconnaître.








dimanche, octobre 13, 2019

Le corps se dit par la lumière qui l’éclaire.

Le corps se dit par la lumière qui l'éclaire.

Ses mouvements incessants
conjugués avec ceux de l’éclairage,
racontent toute une vie dans la vie,
illustrant les secrets du monde vivant tout entier.



Dessin pastels Paris, quartier des Beaux-Arts.




























Le corps est un lieu résiduel.

C’est en lui que réside
le champ de notre mémoire,
tout ce qui figure le tracé de notre propre histoire,
fabrique des plis et donne à voir le relief de notre âme.