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mercredi, octobre 02, 2013

De l'activité créatrice fondée sur l'identification.

Ce qui fonde l’activité créatrice c’est l’identification.


De son lieu-dit initial, l'artiste annonce d'où 

et comment il se positionne.
Il se sait détenteur d'un angle de vue, 

visionnaire de mots clés 
qu'il se doit de visiter,
pour les projeter ailleurs, plus loin.

Tout entier dans l'élan de sa curiosité, 
ce qu'il déploie indique le sens de sa démarche donnée à voir, 
oriente  la direction de son mouvement ainsi flêché.

Fonder c'est également  construire ce par quoi ça tient.
Cela ne peut s'accomplir que par le travail nécessaire et autorisé 
de la spéculation logée droit dans la volonté de savoir.
... sachant aussi 
que la spéculation renonce de fait à elle-même au moment 
où elle va atteindre le vrai.
... sachant que cette vérité, 
elle ne se maîtrise pas. Au mieux peut-elle être abordée, 
mais jamais conquise.

Il s'agit d'un affect, quelque chose qui arrive, 
qui se trouvait déjà là, à l'insu de l'artiste
comme le ressort secret de son ouverture.

Fonder reflète l’idée d’énoncé, tel la positivité d’un dictum 
qui serait préalable aux phrases et aux propositions.
Nous faisons tenir en spéculant. 
Dans les traces de ce que nous articulons, 
il y a du manque et de l’excès.
C’est impossible tel que, mais il faut bien s’en débrouiller.
" Faut le faire" nous dit lacan.
C’était invisible. 
On n'en voyait qu’une ruine. 
Ce qui s’en voit a toujours pour fonction de cacher 
ce qu’il faudrait en voir.
L'artiste sait que c'est là... que c'est par là...
De fait, il  va y voir. 

C. Cisinski.



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